Parc Stagni Chêne-Bougeries

Deux chênes abattus. Du chemin bocager qu’ils bordaient, ils gardent la mémoire. Dépositaires d’une Arcadie champêtre dans un monde devenu urbain et pressé. Les voilà gisants, pesant de tout le poids, lourds de cette nostalgie qui s’empare de moi. Dans leur chair ligneuse où s’écrit en lignes concentriques le passage des siècles, je vois l’ombre de mon âme. Ces arbres me relient au temps, convient les bêtes compagnes, ravivent une connivence perdue entre l’homme, le végétal et l’animal. Je les vois maintenant redressés. Sous le regard bienveillant du lièvre et du bovin, gardiens de ce passé campagnard, les chênes marquent le seuil d’un cheminement désormais intérieur. Le souffle apaisé, le cœur ouvert, je pénètre lentement en Poésie. Remerciements : M. Didier CHASSOT

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Mémoire de chêne
chêne massif et ciment polychrome