Genève

Il y a dans mon travail une volonté de percevoir le religieux. Au sens premier du mot, à savoir « religare » relier.
C’est-à-dire proposer des liens, une mise en confrontation primitive. Dans la sculpture proposée, deux éléments verticaux s’opposent, l’un montant, les dents du peigne, et l’autre descendant, la pluie. Éléments contradictoires qui ont précédé les premières cités des hommes. Le peigne est hanté.
Sa forme générale et la disposition de ses dents font que les pôles qui sont en conflit ne se touchent pas, mais communiquent. Il y a un désir de porter l’attention sur les relations polarisées intenses, qui animent les rêves. Le peigne veut, par ses dents dressées comme des antennes, faire exploser des tonnerres et des déluges. Il semble que tout dissimule un secret.

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Peigne à pluie III
mélèze et bitume

350x60cm